Médiathèque les Troubadours's Blog

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Dallas buyers club / Jean-Marc Vallée juillet 26, 2014

Filed under: Coup de coeur — mediathequelestroubadours @ 2:44

dallas   1986, Dallas, Texas, une histoire vraie. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.

 
Attention : énorme coup de coeur (pour les acteurs). Matthew McConaughey est tout simplement énorme dans ce rôle, totalement bluffant. Fini les rôles de beaux gosses, il montre enfin son vrai potentiel d’acteur : plus il est moche, plus il est génial ! Quant à Jared Leto, il est totalement parfait : son incarnation de Rayon nous rend le personnage si attachant qu’on voudrait la connaître. Je l’appréciais déjà beaucoup en mec, je l’adore en transsexuel. Bon, à côté, la petite Jennifer Alias Garner est un peu pâlote mais, à sa décharge, il est difficile de se faire une place à côté des deux autres acteurs.
Oui, je sais, le thème n’est pas engageant mais il ne faut pas passer à côté de ce film.

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Philomena

Filed under: Coup de coeur — mediathequelestroubadours @ 2:19

Philomena   Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver.
Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

 
Ce film possède, au premier abord, tous les symptômes du gavage de bons sentiments. Mais finalement non : Stephen Frears sait aller à l’essentiel de la psychologie de ses personnages. Judi Dench, en brave femme simple mais volontaire, et Coogan, en journaleux snob mais consciencieux, sont formidables. C’est également l’occasion d’interroger à nouveau, après les Magdalene Sisters, le rôle et les déviances de l’Eglise dans les couvents de la Madeleine au XXè siècle. Une histoire qui interpelle, à découvrir en livre ou en dvd à la médiathèque.

 

Prisoners de Denis Villeneuve juillet 19, 2014

Filed under: Coup de coeur — mediathequelestroubadours @ 2:38

Au cours de cette même séance « coup de projecteur », ma collègue de Rochechouart a présenté ce film :

21028038_20130813155654441.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx  Très honnêtement, Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal au casting ne suffisent pas à susciter mon envie de regarder un film (oui, j’avoue, je suis difficile parfois). En revanche, le nom de Denis Villeneuve, réalisateur du brillantissime Incendies qui m’avait totalement bouleversée et que je ne saurais que trop vous recommander, a tout de suite retenu mon attention aussi ai-je écouté Isabelle très attentivement et embarqué le DVD dans la foulée.

 

Bande annonce

 Anna et Joy, deux fillettes de 6 ans, ont disparu sans laisser de traces. Pour l’inspecteur Loki, la thèse du kidnapping est plus que certaine suite aux témoignages des proches des deux enfants. Un suspect conduisant un camping-car est rapidement arrêté mais, faute de preuves, il est relâché quelques jours plus tard, entraînant la colère de Keller Dove, le père d’Anna. Persuadé que le policier en charge de l’affaire a bâclé l’enquête, ce père de famille aveuglé par sa douleur se met en tête de faire sa propre justice en enlevant l’homme qu’il croit être derrière la disparition de sa fille.

Deux conceptions s’affrontent dans ce film : la loi, incarnée par le flic en charge de l’affaire, et l’émotion – la douleur viscérale- incarnée par le père, citoyen américain exemplaire prêt à tout pour protéger sa famille, se transforme peu à peu en bourreau.

Suspense et rebondissements, la caméra filme des personnages perdus et impuissants, qui doivent agir dans l’urgence quitte à perdre tout principe d’humanité. L’ambiance est terrible, la lumière blafarde, le froid, la pluie et la nuit contribuent à cette atmosphère glauque et lourde.

Sombre, terrifiant et poignant, ce film me hantera longtemps. Je ne vous cacherai pas qu’à la fin j’ai été vérifier que mes enfants dormaient paisiblement dans leur chambre et que j’ai très mal dormi derrière. N’empêche que ça reste un film à voir absolument et que je ne manquerai pas de voir Enemy, le prochain film du cinéaste canadien.

 

Alabama Monroe de Felix Van Groeningen

Filed under: Coup de coeur,Divers — mediathequelestroubadours @ 2:15

Tous les ans, la BDP propose une rencontre « coup de projecteur » aux bibliothèques du réseau. Le but ? Chaque participant(e) doit présenter son film coup de coeur en quelques minutes. Toujours une bonne occasion de découvrir des films différents de ceux qu’on a l’habitude de regarder ou de découvrir des films qu’on a ratés par le passé. Cette année, j’ai choisi de présenter ce film :

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 Alabama Monroe, qui était d’ailleurs en lice pour l’oscar du meilleur film étranger 2014, est réalisé par le jeune belge Felix Van Groeningen. Ce dernier a su y mêler avec talent, drame familial et film musical…

 Bande annonce

Didier et Elise font partie de ces couples fusionnels un peu à la marge de la société. Lui, passionné par l’Amérique et sa musique, joue naturellement dans un orchestre de bluegrass. Quant à Elise, elle avait un salon de tatouage avant de rencontrer Didier et de finir par chanter avec lui dans son groupe. De leur union naîtra une petite fille, Maybelle. Malheureusement, la tragédie frappe le couple car l’enfant est gravement malade…

Ouf, quel film radical et violent émotionnellement ! Il faut dire que l’interprétation des acteurs principaux y est pour beaucoup, portés par un scénario d’une rare finesse qui aborde avec tact, humour et sensibilité ce sujet terrible qu’est la maladie d’un enfant. Photographié avec une lumière sublime façon « peintre flamand », le film procède par flash-back pour mieux nous faire pénétrer dans le drame familial. Tout est filmé de façon tellement posée et retenue et pourtant… Préparez-vous à sortir les mouchoirs ! Et à prendre, également une belle claque musicale! Car « Alabama Monroe », c’est aussi et surtout un film rock’n’roll dans lequel bien des fous de musique se reconnaîtront. D’ailleurs la bande-son country, ce « rêve acoustique » selon Didier, est le véritable moteur de l’action, donnant au film une dimension supplémentaire, entre nostalgie et grâce…Décidemment, on peut dire que le cinéma belge se porte toujours aussi bien !

Cécile (BDP)

 

Lectures estivales juillet 8, 2014

Filed under: Coup de coeur — mediathequelestroubadours @ 4:08

Pour l’été, nombreux sont les usagers à nous réclamer des livres « légers ». Légers dans le ton, le sujet abordé mais également légers au niveau poids parce que, dans l’idéal, le roman parfait pour les vacances doit pouvoir loger dans un petit sac de plage et ne pas nous causer une tendinite du poignet (du coup, je vous déconseille les prix Goncourt qui eux répondent à d’autres critères ; Pierre Lemaître, Jonathan Littell, mes poignets se souviennent !). Je ne sais pas si mes dernières lectures correspondent au 1er critère – parce que derrière des écrits humoristiques se cachent souvent des thèmes très graves – mais ils rentrent totalement dans le sac de plage/montagne/piscine/pique-nique et préservent votre peau d’une trop longue exposition au soleil puisqu’ils sont vite lus.

Son carnet rouge de Tatiana de Rosnay

images   L’infidélité est-elle indissociable du couple ? Le conjoint trompé est-il toujours victime ? Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? Tels sont les thèmes que Tatiana de Rosnay décline au fil de ces nouvelles drôles et décapantes. Jeune fille au pair ou meilleure amie, les profils sont divers et les tentations multiples pour un homme. Pourtant les femmes, qu’elles soient bafouées ou volages, ne sont pas en reste. Elles se surpassent même : rendre leur bague sans un mot, tromper en retour, dévaster le domicile conjugal et déchirer les cœurs… ou simplement pardonner par amour ou par dépit. À travers ces histoires brûlantes d’amours interdites et de duperies démasquées, l’auteur revisite l’adultère dans tous ses états. Vengeances machiavéliques, situations tantôt tragiques, tantôt cocasses, les chutes inattendues de ces récits sont toujours croustillantes et parfois glaçantes. Sur un ton léger et souvent sarcastique, Tatiana de Rosnay nous offre un ouvrage jouissif, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

 

J’aurais préféré m’appeler Dupont

index   … et on la comprend ! Parce qu’en vrai elle s’appelle Guillemette le Vallon de la Ménodière ! Et c’est pas facile à porter, surtout à l’âge ingrat (une petite pensée pour Henri de R. du P. qui était dans ma classe en 6è et pour qui le collège n’a pas été un long fleuve tranquille !)

Dans ce récit autobiographique, Guillemette nous raconte sa mère qui fait tout comme il faut (elle prend du sucre avec une pince, elle ne pouffe pas, elle sourit et baisse la voix pour ne pas déranger même quand il n’y a personne), son père qui porte des chaussettes en fil d’Écosse l’hiver et des espadrilles bleu marine l’été et surtout, elle, la fille qui rêve de sabots en bois cloutés, d’aller au Flunch le dimanche à midi, d’intégrer le corps des majorettes et de danser avec les Clodettes. Ce n’est pas possible, elle a dû se tromper de famille… Un éléphant dans un magasin de porcelaine. Quelques tranches de vie qui nous font souvent sourire et parfois pleurer (mais c’était peut-être le vent qui m’a mis du sable dans les yeux).

Et puis sinon y a les Mini Syros qui sont très bien aussi ! 😉

 

Horaires d’été

Filed under: Divers — mediathequelestroubadours @ 2:46

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A partir du mardi 8 juillet et jusqu’au samedi 30 août, la médiathèque passe en horaires vacances :

Mardi : 10h-12h et 14h-18h30
Mercredi : 10h-12h et 14h-17h
Vendredi : 10h-12h et 14h-18h30
Samedi : 10h-12h et 14h-17h
NB : nous restons fermés le jeudi toute la journée.


Et oui, non seulement nous ne fermons pas pour cause de congés annuels mais on ouvre encore plus ! Elle est pas belle la vie ? Alors n’hésitez pas à venir nous voir pour lézarder sur la terrasse, prendre le frais à l’intérieur ou bouquiner (et, éventuellement, à vous mettre à jour avec vos docs en retard ;))

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Bonnes vacances à ceux qui en ont et bel été à tous !

 

 

 

Perceval Barrier chez les CM2 de Verneuil

Filed under: Animation,Evènement — mediathequelestroubadours @ 2:36

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La médiathèque a organisé, dans le cadre du prix jeunesse Je lis j’élis, une rencontre entre Perceval Barrier, l’illustrateur de l’album gagnant 3 contes cruels (à dévorer ! les plus grands, laissez-vous tenter – et gagner ! – par cet humour décapant), et les élèves des classes de CM2. L’occasion pour les enfants et l’auteur d’échanger sur le livre, les différentes étapes de la création d’un album, le métier d’illustrateur et d’apprendre à dessiner. De très beaux moments partagés avec un illustrateur d’une gentillesse incroyable.

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A découvrir également, ses autres albums :

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