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Gatsby le magnifique mars 15, 2013

Filed under: Coup de coeur — mediathequelestroubadours @ 12:55

gatsby

Pour revisiter le chef d’oeuvre de F. Scott Fitzgerald (rédigé sur la Côte d’Azur) et en attendant le prochain film de Baz Lurhman qui fera l’ouverture du 66è festival de Cannes (et qui, je l’espère, ne sera pas gâché par le choix de la 3D), plongez vous dans l’adaptation très épurée  – aussi bien sur le plan narratif que dans le dessin – de Melchior-Durand et Bachelier.

Lorsqu’on découvre ce livre publié par les éditions Gallimard dans la collection « Fétiche » (dans laquelle on retrouve d’autres adaptations en BD de chefs d’oeuvre de la littérature), on est d’emblée frappé par la beauté de sa couverture, un dessin plein de finesse et de couleurs sur lequel on voit un personnage un peu dandy, perdu au milieu d’une fête. Ce personnage, c’est Nick Carraway, un petit architecte fasciné par son nouveau voisin, un mystérieux millionnaire qui s’appelle Jay Gatsby. On ne sait pas exactement à quoi celui-ci ressemble ni d’où vient son immense fortune mais toute la ville parle de lui car il organise en permanence des fêtes somptueuses dans sa villa luxueuse. Nick va entrer en contact avec Gatsby par l’intermédiaire de sa cousine Daisy Buchanan. Devenu le confident du millionnaire, il se rend compte qu’en réalité, la seule véritable ambition de Gatsby est de reconquérir Daisy, son amour de jeunesse. Le problème, c’est que celle-ci a un mari, Tom, un personnage un peu rustre qui la trompe avec l’épouse d’un garagiste et qui voit d’un très mauvais oeil l’intérêt de ce riche arriviste pour sa femme… Petit à petit, les éléments d’un inévitable drame se mettent en place.

Le scénario de Melchior-Durand, bien qu’épuré, reste fidèle au chef d’oeuvre de F. Scott Fitzgerald : tout comme l’auteur américain, il parvient à dépeindre la superficialité d’une certaine bourgeoisie, dans laquelle les fêtes les plus fastueuses et le luxe le plus tapageur ne parviennent pas à combler le vide et l’ennui. Mais là où la bande-dessinée se démarque du roman, c’est qu’elle ne se situe pas dans le New York des années 1920 mais à Shanghai dans les années 2000. Et ça, c’est une belle trouvaille car elle permet à Bachelier de dessiner un sublime décor urbain et démesuré, peuplé de gratte-ciels et de buildings tous plus modernes les uns que les autres, comme on les retrouve dans la Chine capitaliste et matérialiste d’aujourd’hui. Malheureusement, l’illustrateur n’a pas toujours le même talent pour croquer les personnages (on a parfois du mal à distinguer Nick de Gatsby), mais malgré tout, cette version BD de « Gatsby » reste une belle réussite, grâce à ses graphismes envoûtants et à un scénario qui l’est tout autant, même si beaucoup de questions demeurent sans réponse… car Gatsby le magnifique reste aussi et avant tout Gatsby le mystérieux!

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